Solidarité avec les femmes espagnoles (version en français, espagnol et anglais)


Communiqué de presse

Solidarité avec les femmes espagnoles

L’association Choisir la Cause des Femmes et sa Présidente, Gisèle Halimi, sont indignées par la suppression du droit à l’avortement que projette le Gouvernement espagnol.

Elles expriment toute leur solidarité avec les femmes espagnoles qui luttent contre ce projet de loi rétrograde.

Le projet de loi du gouvernement espagnol consistant à interdire tout avortement sauf en cas de viol ou de grave danger pour la mère, porte une atteinte inacceptable  au droit fondamental des femmes à disposer de leur corps.

Gisèle Halimi, avocate emblématique de la lutte pour le droit à l’avortement, avait rappelé, lors du procès de Bobigny en 1972, le caractère dangereux d’une loi pénalisant l’avortement.

Elle avait dénoncé la clandestinité imposée alors aux femmes qui décidaient d’avorter, au risque de leur vie, dans des conditions sanitaires catastrophiques.

Elle avait également dénoncé l’hypocrisie et l’injustice d’une telle loi qui ne s’appliquait qu’aux femmes les plus modestes, celles qui n’avaient pas les moyens de se rendre à l’étranger.

Le projet du gouvernement espagnol, s’il est adopté, renverra les femmes à une condition de mineures, tributaires de la décision d’un tiers et privées du droit de choisir de donner ou non la vie.

Or ce droit est le socle de la liberté des femmes et de leur indépendance.

Il apparaît plus que jamais indispensable que l’Union Européenne garantisse à ses citoyennes le respect de  leurs droits fondamentaux.

Dans le cadre de son projet La Clause de l’européenne la plus favorisée, l’association Choisir la Cause des Femmes demande à ce que les lois des pays européens les plus avancées  pour les femmes  bénéficient à toutes les européennes.

Ainsi, l’Union Européenne serait un moteur de progrès pour les femmes et ne permettrait plus que de telles atteintes puissent être portées aux femmes européennes.

Version en espagnol

La asociación “Choisir la Cause des Femmes” y su presidenta Gisèle Halimi están indignadas por el proyecto de ley del gobierno español que pretende suprimir el derecho al aborto.

Quieren expresar su solidaridad con las mujeres españolas que luchan contra este proyecto de ley retrogrado.

El proyecto de ley del gobierno español que pretende prohibir el aborto, salvo en caso de violación o de riesgo para la salud de la mujer, viola de forma inaceptable el derecho fundamental de las mujeres a disponer de su cuerpo.

Gisèle Halimi, abogada emblemática de la lucha por el derecho al aborto, destacaba en el Juicio de Bobigny de 1972 que una ley que prohíbe el aborto es una ley peligrosa.

Denunciaba la clandestinidad a la que se veían obligadas las mujeres que abortaban, arriesgando su vida bajo condiciones sanitarias catastróficas.

También denunciaba la hipocresía y la injustica de una ley que sólo se aplicaba a las mujeres más pobres, a las que no tenían la posibilidad de abortar en el extranjero.

El proyecto de ley, si el parlamento lo adopta, tendrá como efecto que las mujeres serán tratadas como menores, dependerán de la decisión de otra persona y se les negará el derecho de elegir de dar o no dar a luz.

Este derecho es la base de la libertad de las mujeres y de su independencia.

Hoy más que nunca es imprescindible que la Unión Europea garantice a sus ciudadanas el respeto a sus derechos fundamentales.

En el marco del proyecto de la Cláusula de la europea más favorecida, la asociación Choisir la Cause de Femmes pide que las leyes de los países europeos las más avanzadas se apliquen a todas las europeas.

De es modo, la Unión Europea seria un vehículo de progreso para las mujeres e impediria que se repita en el futuro tales perjuicios hacia las mujeres europeas.

Version en anglais

In solidarity with the Spanish women

The association Choisir la Cause des Femmes and its Chairwoman, Gisèle Halimi, are outraged by the suppression of the right to abortion planned by the Spanish government.

They wish to express their solidarity with the Spanish women fighting this reactionary bill.

The Spanish government’s bill consisting in banning abortion except in case of rape or serious danger for the mother, is an unacceptable breach of the fundamental right of women to have control over their own bodies.

In 1972, during the trial of Bobigny, Gisèle Halimi, lawyer and emblematic figure of the struggle for the right to abortion, stated the danger of any law criminalizing abortion. She exposed the clandestineness imposed on women deciding to have an abortion, risking their lives in catastrophic sanitary conditions, and denounced the hypocrisy as well as the injustice of a law which only applied to women with low income, those who could not afford to go abroad.

If the Spanish government’s bill passes, women will be sent back to the condition of minors, depending on a third party’s decision and deprived of their right to choose.

Yet, this right is the core of women’s freedom and independence.

More than ever, it appears essential that the European Union guarantee to their citizens the respect of their fundamental rights.

In its project The Most Favoured European Woman’s Clause, the association Choisir la Cause des Femmes requests that the laws of the most progressive European countries benefit to all European women.

The European Union would then become a dynamic of progress for women, preventing such breach to European women’s rights.